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Plan des pages sur les Gaz de Schiste (index gds)Quels sont les projets d'exploitation de ces gaz ? - Qui doit les exploiter ?Où en est on aujourd'hui ? - Actualité ici et ailleursPourquoi être contre ces gaz ? - Quels sont les risques de la technique d'exploitation ? - Aspect politiquesComment agir contre ces projets ? - Actions, adhésion à un collectif, pétitions, manifestationsRéflexions sur l'énergie - Comment économier, quelle énergie doit-on privilégier, quelle énergie doit-on éviter ?

Liens pour en savoir plus sur les gaz de schiste et leur mode d'extractionLes danges de l'extraction des gaz - De nombreuxs dégâts au USA et ailleurs !
EXTRACTION DE GAZ DE SCHISTE
Petit résumé pour ceux qui découvrent
(mis à jour le 20 février 2012)

J'ai découvert jeudi 27 janvier 2011, lors d'une réunion publique d'information à Montélimar, l'existence du gaz de schiste et l'exploitation qui en est projetée. A l'heure des économies d'énergie et des beaux discours sur l'environnement, à l'heure aussi où les vignerons indépendants de Valvignères passent au bio ou à la biodynamie, cette découverte m'a abasourdi.
Si nous n'avions pas pris immédiatement le sujet à bras le corps, cette exploitation aurait commencé par une phase d'exploration (ou de prospection) dès la fin de l'année 2011 à Villeneuve de Berg, puis début 2012 à Valvignères, puis rapidement un peu partout en France et en Europe.
Après beaucoup de recherches et d'échanges, croulant moi-même sous un pléthore d'informations, j'ai souhaité faire un petit résumé de ce que j'ai compris, plutôt que d'envoyer à chacun de multiples liens vers des sites internet de tout poil.
Le résumé ci dessous devrait vous permettre de vous
faire une opinion objective. Si, après lecture, vous vous sentez concerné, merci de nous aider dans notre action, en signant les pétitions, en informant vos connaissances et pourquoi pas en adhérant au collectif valvignèrois contre l'exploitation des gaz de shiste.
N'hésitez pas à me faire des remarques si je manque de clarté ou s'il y a des erreurs qui sont passées inaperçues, je mettrai à jour au fur et à mesure...



Quels sont ces gaz ?

Ce sont des gaz fossiles dits "non conventionnels" car ils sont intimement mêlés aux schistes ou aux marnes de l'époque du Lias, contrairement aux gaz fossiles dits "conventionnels" qui sont logés dans des poches ou des nappes faciles à vider. Les roches poreuses qui contiennent ces gaz "non conventionnels" sont situées entre 2000 et 3500 mètres de profondeur.

Quelles sont les zones concernées ?
L'Europe dont le Sud-est de la France, le Larzac, le Bassin Parisien, Montélimar, Valvignères, la Bavière (Allemagne), la Scandinavie (Suède), la Pologne, la Russie, l’Afrique, le continent Américain, la Chine et l'Inde, ainsi que nombre d'Îles françaises et de zones maritimes.

A partir de quand ?
Début des
explorations dès 2011 autour Villeneuve de Berg, puis dès 2012 autour de Valvignères et Montélimar. Ces deux sites ont été choisis pour être les premiers en Europe; rapidement toute l'Europe sera concernée, alors qu'aux USA et au Canada le désastre est déjà bien avancé et fait du bruit.

Qui est pour, qui est contre ?
Le débat se situe au-delà des clivages politiques, et doit continuer à rester politiquement neutre. Il s’agit de la planète, des générations futures, et pas d’une simple guerre de clochers. Le conseil municipal de Valvignères, patchwork de couleurs politiques, a voté mardi 25 janvier 2011 à l’UNANIMITÉ un moratoire contre l’exploitation de ces gaz. Le vendredi 28 janvier, Villeneuve-de-Berg votait le même moratoire, et d'autres suivent chaque semaine.

Quelle est la méthode utilisée ?
Un forage vertical jusqu’à 3500 mètres de profondeur, puis jusqu'à huit forages horizontaux jusqu’à 1500 mètres à partir de chaque puits vertical. Aux USA, déjà, le nombre de puits forés se compte en centaines de milliers (500'000 début 2011).

Comment le gaz est il extrait ?
Par envoi de grandes quantités d’eau additionnée de plusieurs centaines d’adjuvants et de sable, sous forte pression, afin de fracturer les roches et de libérer le gaz. Le sable bloque les microfissures pour laisser le gaz s’échapper.
Il faut l'équivalent de 6 piscines olympiques d'eau par puits de forage. Dans le cas de l'Ardèche, l'eau serait acheminée depuis le Rhône par camion, soit environ 800 camions par puits (on parle de plusieurs dizaines de puits).

Quels sont les dangers visibles ?
Une pollution de l’air par la combustion des gaz excédentaires dans une torchère (ou dans une cloche à conbustion, ce qui revient au même), l’extraction avec le gaz d’une partie de l’eau et des produits chimiques utilisés pour la fissuration (une partie de l’eau et des produits reste au fond) et le stockage à l’air libre de ces produits "résiduaires", alors qu'un bon nombre de ces produits sont extrêmement dangereux pour l'environnement et les organismes vivants.
De plus, pendant la longue phase d'exploration, les gaz extraits des forages sont brûlés sur place car il n'y a pas de raccord pour les acheminer vers des collecteurs.

Quel est le risque MAJEUR ?
- Une fracturation trop intense par une mauvaise estimation de l’épaisseur des roches poreuses à 3000 mètres, créant une communication entre la roche fracturée et d’autres couches géologiques voisines, dont d’éventuelles nappes phréatiques (c’est déjà arrivé aux USA).
- Une mauvaise étanchéité du forage qui traverse forcément les nappes phréatiques proches de la surface, par fissuration du conduit béton (c’est déjà arrivé au Canada).

- Une fracturation à proximité d'une faille (comme celle d'où jaillissent les eaux de Vals) et la communication entre cette faille et la zone de forage.

Indépendance énergétique ?
Alors même qu’on parle de réduire les gaz à effet de serre et de réduire notre consommation en énergie fossile, l’extraction des gaz de schiste est très coûteuse en énergie et extrêmement polluante. Certaines sources estiment qu’il faut consommer la moitié de cette énergie pour pouvoir l’extraire, sans parler des pollutions diverses. De plus, la technologie étant américaine, la France est tributaire en grande partie de firmes américaines pour réaliser ces extractions.

Rentabilité ?
Pour les quelques investisseurs concernés, c’est extrêmement juteux, pour preuve: rien que pour la phase d'exploration du site de Villeneuve de Berg, 40 millions d'Euros ont été débloqués par la firme intéressée!
Pour l’être humain et la planète en revanche, c’est une dette à long terme irréparable sous et sur la terre.

Respect de l’environnement ?
Les permis d’exploration délivrés – à notre insu – en mars 2010 ont été exemptés de l’étude d’impact environnemental qui aurait normalement dû être obligatoire.

Exploration ou exploitation ?
La phase d’exploration de 2011 à 2013 utilise les mêmes méthodes que la phase d’exploitation, prévue à partir de 2013. Nul doute que l’un ou l’autre site s’avèrera rentable, et même s’il devait se trouver en Pologne, il est important de rester solidaires pour empêcher ce saccage souterrain qui aura forcément des répercussions au niveau de la surface.

Aspect touristique ?
Imaginez une contamination sur un puits à quelques dizaines de kilomètres de la fontaine de Vaucluse, haut-lieu touristique dont l’eau circule en souterrain sur des dizaines de kilomètres !
Et imaginez l’attrait touristique de derricks implantés près des vignes, du Pont d’Arc ou de la Tour Eiffel (eh oui, le bassin parisien est concerné aussi, ne l’oublions pas…) !

Aspect agricole ?
Le mal n’est pas encore fait, mais la mobilisation est urgente dans les zones concernées comme ailleurs. Imaginez-vous acheter du vin d’Ardèche, des olives de Nyons, des fraises du Bassin parisien ou des légumes bios du Larzac produits à proximité d’un derrick et arrosés avec une nappe phréatique contaminée, ne serait-ce que "légèrement" ! Et ne boire plus que de l’eau en bouteilles… provenant d’une source qui jaillit bien, elle aussi, de terre ???


Un serpent qui se mord la queue ?
Petite observation personnelle...

Au fait, chez nous l’eau arrive au robinet et nous la consommons. Elle est même bonne et le forage est à 1400 mètres de l'axe vertical (!) du puits principal envisagé à Valvignères. S’il faut boire à l’avenir de l’eau en bouteilles, il faudra produire des bouteilles plastiques, les remplir, les acheminer au magasin, aller les chercher, les rapporter à la déchetterie et les recycler (ça, c’est écologique !).
Et grâce aux gaz de schiste, nous aurons toute l’énergie nécessaire à ça. On pourrait même boire de l’eau d'Australie, si mes renseignements sont bons, là-bas, il n’y a pas de gaz de schiste, donc pas de risque qu’elle soit polluée par son extraction...

Voici en quelques mots le résumé de la situation.
Si vous souhaitez être informés de l’avancement des choses, n’hésitez pas à me faire signe, je vous tiendrai au courant au fur et à mesure des réunions d’information.
Merci de votre attention,
Cordialement,
Denis ROBERT



Schéma d'un
gisement
(proportions
non respectées).

 

 


La Mairie de Valvignères à voté à l'unanimité
contre
les explorations.

 


Schéma du
forage vertical
prolongé par
le forage
horizontal et
détail du tubage
béton au niveau
de la nappe
phréatique.

 


Schéma global
d'exploitation
du gaz.

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Détail des projets et des permis en Ardèche et ailleurs:
voir la navigation ci dessus, ou directement ici.



Pour approfondir le sujet, consultez les onglet en haut de la Page
ou le plan des pages GDS


 


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