Retour à l'accueil - Back to homepageContact - Envoyer un e-mailRetour à la page principale Le Domaine viticole du Mas d'IntrasMas d'Intras - La Cave de vinificationLes Vins du Mas d'IntrasPrix des vins et conditions de livraison en FranceDéguster ou acheter nos vins à Intras ou se les faire livrer à domicileLiens et divers services
Le vignoble du Mas d'IntrasLes étapes du travail dans les vignes de la taille d'hiver aux vendangesSuivi de la maturation du raisinLes vendangesLe transport du raisin de la vigne à la cavePhotos diverses du vignoble et de notre travail

Denis & Emmanuel ROBERT & Sébastien PRADAL - GAEC du Mas d'Intras
F - 07400 Valvignères -
Tél. +33 (0)4 75 52-75 36 - Fax -51 62

RESPECT DE LA NATURE ET DE L'ENVIRONNEMENT

Notre philosophie de travail
Que signifie "respect de l'environnement" pour nous?
Nos vins vont-ils devenir "Bio" ?
Cela changerait t'il quelque chose à leurs qualités ?

Télécharger ce texte au format PDF (300 Ko).


Le texte ci dessous a pour but d'expliquer notre démarche, notre philosophie de travail. Cette démarche n'est ni "plus", ni "moins" respectable qu'une autre, elle est simplement la nôtre.
Ma réflexion s'inscrit dans l'idée d'un soutien aux vignerons bio, ou même biodynamiques, qui font un travail remarquable que je respecte et que j'approuve.
Cependant, de s'orienter vers le bio n'interdit pas de réfléchir, c'est ce que nous nous efforçons de faire
.

Enherbement et labour des vignes un rang sur deux :

Depuis les années 1960, beaucoup de vignobles sont désherbés chimiquement à 100%. L'herbe y est arrosée avec des herbicides qui la détruisent.
A l'automne 1998, nous souhaitions limiter l'érosion et faire un pas vers un respect accru de l'environnement. Nous avons alors enherbé nos vignes entre chaque rangs. A l'époque, nous avons continué à désherber chimiquement les 20% de la surface situés sous le rang, n'ayant pas d'outil pour tondre ou labourer sous les ceps. Cela réduisait de 80% les herbicides employés.
Notre voisin, propriétaire de la parcelle située devant notre caveau, a enherbé trois hectares au printemps 2003… cela nous réjouit beaucoup, d'autant que l'enherbement semble faire d'autres émules.

Nous avons, en 2005, affiné notre méthode en labourant un rang sur deux pour permettre à l'eau de pluie de mieux rentrer dans le sol. Et nous avons investi dans une machine qui travaille (laboure) le sol sous le rang de vigne.
Cette machine, le "Tournesol" (photo ci contre), nous a permis de supprimer les herbicides à 100% sur certaines parcelles (voir la photo du haut).

Tout ceci est coûteux en temps et en mécanique, mais l'effet sur le vignoble est indéniable.

Les traitements:

Vers 1990, nous avons fabriqué un appareil de traitement avec "panneaux récupérateurs". Cet appareil recycle une partie du produit de traitement mais ne peut être utilisé qu'au printemps, quand les pousses de la vigne (les pampres de l'année) sont courtes.
Au printemps 2007, nous avons investi dans l'appareil de traitement de haute précision "Turbocoll" (ci contre). Cet appareil nous permet de traiter avec précision et de respecter l'environnement sur toute la saison viticole.
Depuis longtemps, nous réfléchissons le plus possible à notre façon de traiter la vigne. Un vigneron "bio" ne peut traiter qu'avec du soufre et du cuivre. Mais le cuivre est un métal lourd qui se fixe dans le sol, ce qui n'est pas très "bio" en fin de compte; c'est à cause de cela que nous n'avons toujours pas franchi le pas du "bio", cherchant à raisonner plus largement plutôt qu'à nous enfermer dans une charte.

Les 2 raisons pour lesquelles nous nous laissons encore du temps avec le label "bio":

- les vignes jeunes de 1 à 4 ans, trop frêles, ne peuvent pas être labourées avec le "Tournesol". Piocher à la main serait trop long et trop cher. Pour ces vignes, nous souhaitons garder la liberté de désherber les 20% de surface situés sous les ceps.
- en année pluvieuse, il nous semble judicieux de traiter contre le mildiou avec des traitements plus efficaces que le cuivre. Cela permet de traiter moins souvent, d'économiser du gasoil et de limiter la saturation des sols en cuivre.

Fertilisation des vignes :

Les amendements apportés à la terre sont réfléchis à partir d'analyses de sol. Un sol plus sain et équilibré rend la vigne plus résistante. Elle se défend mieux contre les parasites et nécessite moins de traitements.


Définition du vin biologique :

Pour le vin, le mot 'biologique" ne correspond pas à une désignation précise. Il doit simplement provenir de vignes travaillées biologiquement et être conforme aux règlements généraux de vinification. Les seules particularités sont, par exemple, l'utilisation de produits biologiques désinfectants dans la cave.
En lisant la réglementation sur le vin biologique (à partir de la récolte du raisin), on se rend à l'évidence que les vins du Mas d'Intras sont déjà à 200 % biologiques.
Cependant, la confiance dans le vigneron est primordiale, et le label "bio" est une vraie garantie: certains vignerons "classiques" appliquent toutes sortes de subterfuges autorisés par la réglementation pour équilibrer des vins déséquilibrés, pour les truquer, notamment les vinificateurs "marketing" du nouveau monde. Je goûte ces vins industriels pour ma culture générale, mais ce sont des vins qui n'ont à mon sens pas d'âme…

Qu'est-ce qui différencie notre vin d'autres vins et de vins biologiques?

Lorsque nous prenons la décision de récolter une parcelle, nous avons déjà goûté les raisins depuis plusieurs semaines et les avons analysés régulièrement. Nous savons très exactement quand et pourquoi nous récoltons chaque parcelle.
Ainsi, le raisin donne un vin naturel qui garde l'équilibre qu'il avait le jour de la récolte. Nous ne rajoutons jamais d'Acide Tartrique. Du sucre de raisin (moût concentré) est ajouté uniquement dans des cas exceptionnels (certaines cuvées de 1993 ou 2002), et sous le strict contrôle des douanes.
Nous utilisons le moins de soufre (sulfites) possible. Par conséquence notre travail doit être propre et le vin analysé régulièrement. Il y a un maximum de soufre autorisé et un minimum indispensable pour la conservation du vin. Nous visons depuis toujours la quantité minimale possible.
Nous avons aussi fait un trait sur l'acide Métatartrique, l'Acide Ascorbique, la Gomme Arabique, l'Acide Citrique, qui sont rajoutés au moment de la mise en bouteille chez la quasi-totalité des embouteilleurs. Enfin, afin de leur garder toutes leurs qualités, nous ne collons ni ne filtrons plus nos vins rouges, quitte à ce qu'ils fassent un peu de dépôt naturel. Pour toutes ces raisons, notre vin n'a pas besoin de changer pour devenir biologique.

Que pouvons nous faire d'autre ?

Avoir un comportement responsable envers l'environnement est une question de conscience. Là ou nous pouvons changer nos habitudes, nous devons le faire. Où est la logique si un vigneron traite moins ses vignes, mais chauffe sa cave au mazout ? Il est financièrement impossible de tout changer d'un coup, mais on peut avancer pas à pas. Par exemple, nos véhicules d'exploitation ne sont pas tous très écologiques… mais les pas se font petit à petit et en fonction des moyens disponibles...

Les cuves, chauffées à l'énergie solaire !

Lorsque septembre est froid, les raisins doivent être légèrement chauffés avant la fermentation. Et pour la fermentation malo-lactique (la deuxième fermentation du vin, après pressurage), la température doit rester entre 20 et 25°C, ce qui fait consommer beaucoup d'énergie. Jusqu'en 2002 nous avions un appareil à gaz, ainsi que trois "bananes" électriques d'un total de 4500 Watts.
C'est ainsi que nous produisions nos "calories" nécessaires, alors qu'une grande quantité d'énergie solaire restait inutilisée à notre maison d'habitation, que nous ne chauffons pas en septembre.
Nous avons donc réalisé une liaison de 50 mètres entre la maison et la cave... et cela fonctionne parfaitement. Nous n'utilisons plus de courant ou de gaz pour chauffer, c'est le soleil qui fait le travail, pour une consommation de 10 Watts d'électricité pour les deux circulateurs !
C'est un grand confort de travail et un immense plaisir pour nous pendant les vendanges. Ouvrir une vanne de circulation à la cuve, mettre en route la pompe et sentir la chaleur solaire venir doucement cajoler le raisin ou le vin…

Utilisation de bouteilles "plume" :

Peut-être qu'à première vue vous ne remarquez rien, mais nos bouteilles sont plus légères que les bouteilles classiques... elles pèsent 300g contre 440g pour une bouteille standard ou 550g pour une bouteille traditionnelle (la plus utilisée). La mode actuelle tend, pour des raisons d'esthétisme, à utiliser des bouteilles lourdes.
Mais je pense que nous devons profiter des évolutions offertes par notre monde moderne pour faire des choix visant à un plus grand respect de l'environnement. Il me semble que les bouteilles de 300 grammes que nous utilisons actuellement sont suffisamment solides pour une utilisation unique.
Imaginez la quantité d'énergie nécessaire pour produire toutes ces bouteilles d'une part et pour les transporter d'autre part !
Dans mon fourgon de livraison et sa remorque (charge utile: 3.5 tonnes pour 6,3 tonnes de poids total roulant), je peux mettre 3330 bouteilles pleines du modèle que nous utilisons, ou 2940 bouteilles du modèle standard ou 2690 bouteilles traditionnelles. Avec le même carburant nous transportons donc 640 bouteilles supplémentaires par chargement!
Et pour ces 3330 bouteilles nous faisons une économie de 250g x 3330 = 832 Kg de verre!!!
Cela représente pour une petite entreprise familiale comme la notre une économie annuelle de plus de 30 tonnes de verre !!!... Une raison suffisante, à notre avis, de se mettre au vert pour le verre !
Malheureusement ces choses ne sont pas prises en compte dans la reconnaissance d'une exploitation viticole en "Bio"...

Le recyclage des bouteilles:

C'est un problème sur lequel je désire également partager mon opinion.
En théorie nous pourrions réemployer les bouteilles… mais cela implique de reprendre les bouteilles vides pour les transporter à nouveau, en camion, de leur lieu de consommation vers Intras. Ensuite il faudra un produit de désinfection - qui éventuellement pourrait nuire à l'environnement - sans avoir la certitude qu'il ne laissera aucune trace dans la bouteille. Il est aussi possible de désinfecter avec de l'eau bouillante mais cela coûte beaucoup d'énergie… Et si, malgré toutes ces précautions, il reste quand même une seule petite bactérie dans la bouteille, tout ce travail aura été réalisé pour rien et le vin embouteillé devra être jeté...
Sincèrement, je pense qu'il est bien meilleur pour l'environnement d'utiliser toute cette énergie à collecter localement les bouteilles pour les recycler dans la région où elles ont été consommées ! La température élevée qui est nécessaire pour la fabrication de nouvelles bouteilles à partir du verre récupéré est la seule garantie que la bouteille sera stérile.

Ce texte vous interpelle ? Vous n'êtes pas du même avis et souhaitez mes faire part de vos idées ?
N'hésitez pas à m'écrire à:

Chaque réaction m'intéresse et je vous répondrai personnellement.

Denis ROBERT

Télécharger ce texte sous forme de document PDF (300 Ko).

 

Notre vignoble enherbé depuis 1998

 

Le "Tournesol"

L'appareil de traitement "Turbocoll"

 

Haut de la Page

 

 

 

 

Haut de la Page

 

Nos panneaux solaires

 

 

 

Haut de la Page

 

 

 


Haut de la Page


Pour de plus amples informations,
ou en cas de problème, contactez Denis sur


L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, sachez apprécier et consommer avec modération.